ST MALO

Robert Surcouf

Au 31 du mois d’août

Nous vîmes venir sous l’vent à nous(bis)
Une frégate d’Angleterre
Qui fendait la mer-z'et les flots
C’était pour attaquer Bordeaux

Le capitaine au même instant
Fit appeler son lieutenant (bis)
Lieutenant te sens tu capable
Vraiment, te sens-tu-z'assez fort
Pour aller attaquer son bord

Le lieutenant fier-z'et hardi  

Répondit Capitaine, oui…! (bis)
Faite branle bas à l’équipage
Je va hisser no’t pavillon
Qui rest’ra bout sous le vent

Le maître donne un coup de sifflet
Pour faire monter les deux bordées (bis)
Tout est paré pour l’abordage
Hardis gabiers, matelots
Braves canonniers, mousses, petiots

 Dix vire lof pour lof en arrivant
Nous l’abordions par son avant (bis)
A coups de haches d’abordage
De pique, de sabre, de mousqueton
En trois cinq sec je l’arrimions

Que dira-t-on du grand rafiot
A Brest, a Londres et à bordeaux (bis)
Qu’a laissé prendre son équipage
Par un corsaire de dix canons
Lui qui en avait trente et si bon

Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux (bis)
A la santé du roi de France
Et merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre.

 

Robert Sucouf, troisième des cinq enfants de Charles Surcouf de Boisgris et de Rose Truchot de la Chesnais, naquit le 12 décembre 1773 à St-Malo, sa famille descendait d'un roi d'Irlande, DERMOT Macmurch'Od. Chassée par l'invasion Anglaise et les persécutions religieuses, elle vint se fixer à St-Malo en 1688.

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