OCCITAN

                   Plé de niorlas….

Lou coûta de l'aigo et queû dau vent

Douas fennas se japetavant et las navant se penchenâ quant lo pus jôno, que ne sabio pus ce que dire, trousset soun coutillou et faguet veire ce que l'aurio deugu gardâ dau soulei.
Co faguet dau bru et l'affâ venguet davant lou juge.
Lous temoins vengueren deposâ, mas is s'accourdavant pas. S'en troubet ques disiant :  Qu'ei lou davant que lo fa veire . D'auteis juravant que qu'eiro lou darrei.
Lou juge viguet qu'o ne pourrio re n'en tirâ et o s'adresset a lo coupablo, qu'avio degu fâ veire un brave emage, per mour que l'ero jôno, gento et bien membrado.
« En parlant polimen, li disset-eu, quas vous fa veire a votro vesino, ei-co lou coûta dau vent o be lou coûta de l'aigo ?»

Le coté de l'eau et celui du vent

Deux femmes se disputaient et allaient ce crêper le chignon quand la plus jeune, ne sachant plus quoi dire, troussa sa robe et fit voir ce qu'elle aurait du garder du soleil.
Ca fit du bruit et l'affaire  passa devant le juge.
Les témoins vinrent déposer mais ils n'arrivaient pas à s'accorder. Les uns disaient: C'est le devant qu'elle a fait voire. D'autres juraient que c'était le derrière.
Le juge vit qu'il ne pourrait rien en obtenir et s'adressa à la coupable, qui avait du faire voire une jolie image, car elle était jeune et bien faite.
« En parlant poliment, lui dit-il, qu'avez vous fait voire à votre voisine, est-ce le coté du vent  ou le coté de l'eau?

 

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Lou peizan de cha nous

                 La ninado

Ma mai s'en vai. Prene d'abor

Lou selou e lou coueneillo,

File en pau, nine mo sor

Degu mier que me ne la veillo

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Les paysans de chez nous

          La berceuse

Ma mè s'en va. Je prend d'abord

La chaise et la quenouille

Je file un peu, je berce ma soeur

personne mieux que moi la veille

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